Une table ronde autour du thème « Les alternatives à la violence : quels arguments ? »

25 novembre 2012

Le Samedi 24 Novembre 2012, et à la veille de la campagne annuelle de lutte contre les violences faites aux femmes, l’Afepec a regroupé, autour d’une table ronde, pas moins de 20 personnes issus de divers horizons. Si la majorité des participants étaient des jeunes militants du réseau Jeunes Citoyens Engagés, la rencontre avait aussi été marquée par la présence de M. Babadji, professeur de droit, madame Zohra Ounas, sociologue et membre du bureau Afepec, madame Rachida Kaddour, économiste et membre du bureau Afepec ainsi que madame Fatma Boufenik, militante de l’association Femmes Algériennes Revendiquant leur Droit, et professeur d’université.
Le débat a été ouvert et les participant, ont, pendant plus d’une heure, discuté sur les alternatives à la violence : quoi répondre à une société qui baigne dans la violence, et qui des pratiques ancrées dans la religion et la tradition. Les jeunes, habitué(e)s aux activités de sensibilisation, ont rapidement soulevé la difficulté qu’ils rencontrent face à l’argument religieux : la femme n’est que l’extension de l’homme, elle lui doit obéissance, elle est inférieure,…etc. Faut-il faire des recherches afin de mieux comprendre l’Islam et riposter avec des contre exemples, et d’autres interprétations ? Ou faut-il plutôt développer un argumentaire basé sur le respect des droits humains et de la personne. Les avis divergent, mais les ainées mettent en garde les jeunes : aller sur le terrain des obscurantistes peut se révéler dangereux, car les interprétations religieuses sont amenées à évoluer, et peuvent à tout moment devenir une arme à double tranchant.
D’autres militants optent pour le fait de s’expliquer par rapport à une démarche de projet de société ou la religion est de l’ordre du personnel. Un partenariat tactique avec des organismes religieux n’est pas non plus à écarter, afin de lever cette étiquette négative associée à la société civile.
Le débat a ensuite porté sur les terrains d’intervention, et plusieurs participants sont d’accord sur la nécessité d’intervenir au niveau des écoles. Porter en réseau des projets de plaidoyer afin d’entrer en partenariat avec les pouvoirs publics, et faire de l’éducation civique intégrant le genre, et travailler ainsi sur les générations futures.

Cette rencontre a notamment produit des recommandations, comme la nécessité d’ograniser des ateliers entre diverses associations militantes, pour échange d’expérience, et pour l’établissement de priorités d’intervention. Il a également été recommandé de faire un travail de sensibilisation sur la durée auprès d’un public cible réduit, afin de produire des résultats durables.